Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis, Marc Shapiro, a évoqué certains raisons expliquant l’absence d’un ambassadeur américain en Algérie, détaillant également son programme et la nature de ses missions après avoir succédé à l’ambassadrice Elisabeth Moore Aubin.
Répondant à une question sur la raison de la nomination d’un chargé d’affaires plutôt que d’un ambassadeur, lors d’une interview diffusée par l’ambassade ce lundi, le diplomate a indiqué que son pays a choisi l’Algérie parmi plusieurs États concernés, en y envoyant des chargés d’affaires, estimant qu’il s’agit d’une démarche « tout à fait normale » qui s’inscrit dans les « évolutions diplomatiques naturelles » et dans le fonctionnement habituel des relations bilatérales entre pays.
Sans entrer dans des explications détaillées, le responsable de la mission américaine en Algérie a affirmé que « nos processus ne sont pas prévisibles et peuvent prendre un mois, deux mois ou même une année entière », en référence notamment aux nominations diplomatiques et aux orientations vers différents pays.
Il a ajouté que le président et le département d’État ont identifié plusieurs pays considérés comme « trop importants pour attendre », ce qui a conduit à sa nomination en tant que chef de mission afin d’assurer la continuité du travail diplomatique.
Le diplomate a précisé que ses fonctions sont identiques à celles d’un ambassadeur et couvrent l’ensemble des activités de l’ambassade, sa stratégie ainsi que les orientations fixées par Washington et les relations bilatérales entre les deux pays.
Ancien attaché économique en Algérie entre 2007 et 2009, il s’est montré à l’aise lors de son intervention et a partagé ses impressions sur le pays ainsi que les changements observés depuis son retour.
Le diplomate a noté une évolution importante du climat général en Algérie, rappelant qu’à la fin de la décennie noire, la tension était encore perceptible, tandis qu’aujourd’hui, selon lui, la population paraît plus détendue, la mobilité est plus fluide et la langue anglaise s’est largement répandue, ce qu’il considère comme un investissement des autorités algériennes actuelles.
Concernant les relations entre l’Algérie et les États-Unis, il a affirmé qu’il œuvrera à maintenir la dynamique positive héritée de l’ancienne ambassadrice et à approfondir davantage la coopération, estimant que les relations bilatérales connaissent une croissance sans précédent.
Il a également souligné son engagement à renforcer les axes de coopération en matière de sécurité, de commerce et de défense.
Sur le plan culturel, le diplomate a exprimé son appréciation pour des plats algériens tels que la chakhchoukha, le couscous, les pâtisseries traditionnelles de Constantine, ainsi que le désert de Timimoun.
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