L’Autorité nationale indépendante des élections a implicitement rejeté la demande de plusieurs partis politiques visant à prolonger la première phase de préparation des élections législatives, après les difficultés rencontrées dans la collecte des signatures et l’obtention de certains documents exigés pour les candidats de la communauté nationale à l’étranger.
Dans un communiqué publié hier, l’Autorité a confirmé que la date limite de dépôt des déclarations collectives de candidature reste fixée au lundi 18 mai 2026 à minuit, heure locale.
En réponse aux revendications des partis, l’Autorité avait précisé que la question d’une éventuelle prolongation des délais ne relevait pas de ses prérogatives, indiquant qu’elle transmettrait cette préoccupation à Abdelmadjid Tebboune, seul habilité constitutionnellement et légalement à décider d’un report.
Selon des sources partisanes citées par le quotidien El Khabar, plusieurs formations politiques ont compris, à travers cette position, qu’aucune prolongation ne serait accordée, ce qui compromet les chances de certains candidats et partis de réunir le nombre requis de formulaires de soutien.
Plusieurs partis et candidats avaient déjà dénoncé la complexité de la collecte des signatures, évoquant des contraintes administratives ainsi que des obstacles au niveau de nombreuses communes, notamment le retard dans l’ouverture des guichets de légalisation des formulaires.
La semaine dernière, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Karim Khelfane, a reçu plusieurs partis politiques, dont Jil Jadid, Union des forces démocratiques et sociales et Talaie El-Hourriyet, afin d’examiner les difficultés liées à la collecte des signatures.
Ces partis ont notamment dénoncé l’absence d’instructions officielles autorisant les agents communaux à commencer la légalisation des formulaires, ce qui aurait retardé le lancement effectif de l’opération sur le terrain, en particulier pour les formations dépendant entièrement des signatures populaires pour déposer leurs listes électorales.
Ils ont également évoqué les difficultés rencontrées par leurs militants et représentants locaux, en raison de l’encombrement dans certaines communes, des retards dans le traitement des dossiers et de la réticence d’une partie des citoyens à fournir leurs données personnelles ou à participer au processus politique.
Les partis concernés ont ainsi demandé que ces éléments soient pris en considération et appelé à une prolongation des délais afin de leur permettre de finaliser leurs dossiers dans des conditions qu’ils jugent « normales et équitables ».
Commentaires
Participez Connectez-vous
Déconnexion
Les commentaires sont désactivés pour cet publication.