Les aveux de membres d’un groupe criminel affilié au mouvement « MAK », qualifié d’organisation terroriste par les autorités algériennes, ont révélé un projet visant à perturber les élections législatives qui se sont déroulées le 2 juillet dernier, à partir de la région de Kabylie, selon un documentaire publié sur le compte officiel du ministère de la Défense nationale sur Facebook et diffusé par les médias nationaux dans la soirée d’hier.
Intitulé « L’organisation terroriste MAK… un nouvel échec de son agenda subversif », le documentaire présente les aveux de six personnes affiliées au mouvement, dont quatre de nationalité marocaine résidant illégalement en Algérie. Elles auraient été actives durant la période électorale dans le but d’influencer le déroulement du processus électoral, notamment dans la région de Kabylie.
La vigilance des services de la Direction centrale de la sécurité de l’Armée a permis de déjouer ces tentatives, qui consistaient notamment à utiliser les réseaux sociaux comme plateformes pour organiser des réunions et des rencontres au cours desquelles les membres de cette organisation appelaient au boycott des élections législatives, particulièrement en Kabylie.
À ce propos, le dénommé Hakim Hamama, originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, a livré des détails sur ses échanges, via différentes applications de réseaux sociaux, avec des membres de l’organisation établis au Canada et en France, notamment Boualem Avir, Zouhir Abdeli, dit Las At Moussa, et Hassan At Omar Wali, dans le but d’appeler au boycott des élections en Kabylie.
Pour parvenir au même objectif, Hakim Hamama a indiqué qu’il était actif au sein de groupes privés sur l’application WhatsApp, en utilisant un numéro étranger. Il a également participé à des réunions virtuelles avec Aksel Belabbassi, Djamel Gouiri et Azouaou Ath Kaci, établis à l’étranger, afin de promouvoir un discours hostile à l’État au service de l’agenda séparatiste de l’organisation.
Concernant les instructions qui lui ont été données dans le cadre de cette tentative de perturbation du processus électoral, il a expliqué avoir reçu des directives de membres du mouvement « MAK », notamment du dénommé Ferhat Mehenni, appelant explicitement à « boycotter et empêcher le déroulement de cette échéance nationale en Kabylie ».
Le projet criminel visant à porter atteinte à l’unité nationale ne s’est pas limité à l’incitation, mais « s’est étendu au recrutement de migrants marocains résidant illégalement en Algérie afin de fournir aux éléments du mouvement des sommes d’argent provenant du Maroc, destinées à les aider dans leurs activités terroristes, avec la complicité du régime du Makhzen sioniste », selon les aveux du dénommé Fateh Karim, qui avait résidé au Maroc.
L’intéressé a ajouté qu’au cours de son séjour au Maroc, il avait intégré une cellule composée notamment de Djamel Azaïm, Zerkaq El Hadi et Aksel Belabbassi. Tous auraient œuvré à « diffuser des publications séparatistes incitant à la haine et portant atteinte à l’unité de l’Algérie, leurs déplacements ayant été facilités par le Makhzen à cette fin ».
Concernant les aveux des ressortissants marocains impliqués, le documentaire s’est notamment attardé sur le dénommé Mohamed El Hor, apparu sur une photographie en Libye portant une arme à feu et présenté comme un migrant clandestin aux activités suspectes et mystérieuses.
Ce dernier a indiqué avoir rejoint les activités de l’organisation terroriste « MAK » en « apportant aide et soutien à ses membres actifs en Algérie et au Maroc ». L’accusé, originaire de la province de Kalaat Sraghna, dans la région de Marrakech (Maroc), a expliqué que ce qui l’avait poussé à venir en Algérie était « la souffrance qu’il avait vécue dans son pays, qui ne se limitait pas à une situation économique précaire, marquée par le recul des possibilités d’emploi et de vie décente, mais englobait également une situation humaine désastreuse dans laquelle les droits du citoyen marocain sont bafoués chaque jour ».
Les aveux de ce dernier concernant les raisons de son départ vers l’Algérie ont constitué un point commun avec ceux des autres ressortissants marocains impliqués dans cette organisation criminelle. Hamid Katoua, Mohamed Messaïd et Khaled Zouheiri ont ainsi affirmé que leur venue en Algérie était « motivée par la recherche de meilleures conditions de vie et la volonté de fuir une réalité amère et douloureuse au Maroc ».
Par ailleurs, les éléments ayant livré leurs aveux ont exprimé des sentiments de regret et de remords concernant leur implication dans cette entreprise criminelle, à l’image de Hakim Hamama et Fateh Karim, qui ont déclaré avoir « été entraînés derrière un agenda mensonger et extrémiste » véhiculé par le mouvement terroriste « MAK », dans le cadre d’une « propagande trompeuse et malveillante ».
Les deux intéressés ont adressé un message aux citoyens, notamment aux jeunes, les appelant à « faire preuve de vigilance face aux risques liés à l’adhésion et à la soumission aux politiques hostiles du Makhzen-sioniste visant l’unité, la sécurité et la stabilité de l’Algérie » à travers ce qui est présenté comme le mouvement terroriste « MAK ».
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