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L’Angola s’informe de l’expérience algérienne dans ce domaine

Au troisième jour de la visite de travail du président angolais en Algérie.

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Le président de la République d’Angola, João Lourenço, a effectué ce mardi une visite à l’usine de dessalement d’eau de mer « Fouka 2 », dans la wilaya de Tipaza, dans le cadre de la visite d’État qu’il effectue en Algérie depuis lundi.

Selon l’agence de presse angolaise, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays, notamment après la signature d’un accord dans le domaine des ressources hydriques.

L’Angola, pays d’Afrique australe doté d’un littoral de 1 650 km sur l’océan Atlantique, mise de plus en plus sur le dessalement pour renforcer sa sécurité hydrique. L’année dernière, un contrat de 171 millions d’euros a été signé avec une entreprise espagnole pour la construction d’une station de dessalement près de la capitale Luanda, d’une capacité de 100 000 m³ par jour.

Lors de la visite de l’usine « Fouka 2 », les autorités algériennes ont présenté au président angolais le fonctionnement de la centrale, notamment les différentes étapes de production de l’eau dessalée ainsi que sa capacité de production de 300 000 m³ par jour.

Dans une déclaration relayée par l’agence de presse algérienne, le PDG de Sonatrach a mis en avant les progrès réalisés par l’Algérie ces dernières années en matière de sécurité hydrique, soulignant que le pays est devenu le premier producteur d’eau dessalée en Afrique, le deuxième dans le monde arabe et le deuxième en Méditerranée.

Il a également indiqué qu’à l’horizon 2030, la capacité nationale de dessalement atteindra 5,6 millions de m³ par jour, contre 3,7 millions actuellement.

Par ailleurs, un nouveau programme prévoit la réalisation de six nouvelles stations de dessalement sur le littoral, avec une capacité globale de 1,8 million de m³ par jour.

La station « Fouka 2 » fait partie d’un programme complémentaire comprenant quatre autres unités déjà mises en service dans les wilayas de El Tarf, Boumerdès, Oran et Béjaïa, avec une capacité totale de 1,5 million de m³ par jour, afin de renforcer l’approvisionnement en eau potable.

La visite du président angolais s’est déroulée en présence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et du ministre des Ressources en eau, Lounis Boudjemaa.