Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a estimé que la notification du rejet de sa liste à Sétif, intervenue après le début de la campagne électorale et l’expiration des délais légaux, constitue une atteinte à ses droits politiques, aux garanties juridiques accordées à l’ensemble des concurrents et au principe même du processus électoral.
Dans un communiqué publié lundi soir, le bureau exécutif du parti a exprimé son mécontentement face à une décision qui, selon lui, soulève de sérieuses interrogations d’ordre juridique quant au traitement de ce type de dossiers.
Le parti explique que le mandataire de la liste a été informé du rejet du dossier d’un candidat en dehors des délais fixés par l’Autorité nationale indépendante des élections dans ses notes d’organisation. Il a ensuite été notifié de l’invalidation de l’ensemble de la liste, alors même que les délais légaux de dépôt des candidatures et des remplacements étaient expirés. Le MSP affirme en outre avoir déposé, dans les délais impartis, les dossiers de remplacement ainsi que les pièces complémentaires demandées.
Le mouvement soutient que le respect des procédures et des échéances légales ne s’impose pas uniquement aux partis politiques, mais à tous les intervenants du processus électoral. Selon lui, ces règles constituent une garantie essentielle pour la protection des droits politiques et électoraux ainsi que pour l’égalité de traitement entre les candidats.
Sans désigner explicitement les responsables, le parti considère que faire supporter aux listes électorales les conséquences des retards dans le traitement des dossiers ou du non-examen des remplacements déposés dans les délais légaux constitue une atteinte manifeste aux droits des candidats et au principe d’égalité des chances.
Le MSP a réaffirmé son attachement au recours à la justice et aux institutions de l’État pour faire valoir ses droits, estimant que le respect strict de la loi et l’application impartiale des procédures demeurent les fondements d’élections transparentes reflétant la volonté populaire et renforçant la confiance dans le processus démocratique.
Le bureau national du parti a également exprimé sa solidarité avec l’ensemble des candidats de la liste, estimant qu’ils ont subi une exclusion à caractère politique avant même d’être administrative.
Cette dénonciation intervient alors que d’autres listes ont également été rejetées, notamment celle de Mouvement El Bina dans la circonscription d’Alger et celle du Jil Jadid dans la première circonscription de l’étranger, au motif qu’un ou plusieurs candidats ne remplissaient pas les conditions requises.
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