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MC Alger : vers un retour de Hadj Redjem ?

Après le « revirement » de la direction concernant Amer Mansoul

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L’affaire de la nomination d’Amer Mansoul au poste de directeur sportif et porte-parole du Mouloudia Club d’Alger (MCA), avant que l’accord avec lui ne soit finalement abandonné quelques jours plus tard, soulève des interrogations sur la manière dont le dossier a été géré au sein du club, alors que plusieurs versions circulent concernant les véritables raisons à l’origine de la confusion dans laquelle s’est retrouvée la direction du champion d’Algérie lors des trois dernières saisons.

Dans un communiqué publié le 20 septembre dernier, la direction du Mouloudia Club d’Alger avait annoncé la nomination d’Amer Mansoul au poste de directeur sportif et porte-parole, mettant en avant son parcours professionnel ainsi que ses diplômes et formations, notamment sa licence UEFA Pro et son diplôme de directeur sportif professionnel obtenu en Italie. Mais dans un communiqué publié hier, elle a annoncé qu’aucun accord définitif n’avait finalement été trouvé avec lui. Selon la direction, les négociations concernant le contrat de travail et les réserves émises par l’intéressé sur certaines de ses clauses ont constitué des obstacles empêchant la concrétisation de l’accord de principe.

Ce revirement, intervenu après une annonce officielle, traduit une certaine confusion dans la gestion d’un dossier sensible lié à la restructuration sportive du club. D’autant que la première annonce concernant le choix de Mansoul ne présentait pas celui-ci comme une simple candidature ou comme faisant encore l’objet de négociations, mais bien comme une nomination officielle, avec la présentation de ses nouvelles missions et des objectifs attendus des responsables concernés.

Selon des sources informées, la pression exercée par les supporters, dont une large partie s’est exprimée sur les réseaux sociaux pour rejeter la nomination de Mansoul, aurait compté parmi les principaux facteurs ayant conduit à revoir ce choix. Les supporters opposés à sa nomination se sont appuyés, dans leurs critiques, sur ses deux expériences précédentes à la direction technique nationale et au CS Constantine, qu’ils considèrent comme ayant été totalement infructueuses.

Selon les mêmes sources, ces réactions virulentes ont placé la direction dans une situation embarrassante, d’autant que la décision de nommer Mansoul intervenait à un moment où les supporters attendaient davantage de stabilité dans la gestion sportive d’une équipe dont les ambitions avaient été considérablement revues à la hausse après sa domination de la compétition nationale au cours des trois dernières années.

D’autres sources évoquent, en revanche, des divergences concernant les conditions contractuelles. Selon elles, Mansoul aurait formulé des demandes supplémentaires qui ne figuraient pas dans l’accord initial, lequel prévoyait un salaire mensuel d’environ 110 millions de centimes, ainsi que des primes liées aux matches et aux objectifs fixés.

Ces demandes supplémentaires comprendraient, selon les mêmes sources, une voiture de fonction, une ligne téléphonique internationale ainsi qu’un logement de fonction. Ces conditions auraient été rejetées par le conseil d’administration, compliquant davantage la situation et conduisant finalement à l’absence de signature du contrat, puis à l’abandon définitif de la piste Mansoul.

Il convient de rappeler qu’avant l’annonce de la « nomination » de Mansoul, d’autres noms avaient été évoqués pour le poste, notamment celui de Mourad Slatni, qui avait auparavant rencontré le président du conseil d’administration, Yakoubi, en présence du nouveau membre du conseil d’administration, Abdelnour Kaoua, qui avait soutenu sa candidature. L’ancien défenseur international avait alors présenté son projet et fourni des documents attestant de ses qualifications pour occuper cette fonction.

Il avait ensuite été surpris par le choix de Mansoul, choix que certaines sources avaient lié au président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi. D’autres sources ont toutefois démenti toute intervention du président de la FAF dans cette nomination et sont même allées jusqu’à affirmer que ses relations avec Mansoul étaient rompues depuis un certain temps.

Quant à Fayçal Badji, dont la direction avait annoncé la nomination au poste de coordinateur général, sa situation n’est guère différente. Sa nomination avait été liée à ce qui avait été rapporté au sujet de son exigence de règlement d’arriérés financiers datant de sa précédente expérience au club, sous la présidence de Hakim Hadj Redjem. Toutefois, les informations disponibles indiquent qu’il aurait temporairement accepté de reporter ce dossier et commencé à exercer ses fonctions, dans l’attente de l’évolution de la situation.

Dans le même temps, le nom de l’ancien président Hakim Hadj Redjem est revenu sur le devant de la scène, avec l’hypothèse de son retour au Mouloudia, cette fois au poste de directeur sportif. Il avait auparavant fait part aux responsables de la société propriétaire de son souhait d’occuper cette fonction, mais sa demande avait été rejetée, ce qui l’aurait davantage poussé à présenter sa démission.

Selon les mêmes informations, un éventuel retour de Hadj Redjem au poste de directeur sportif pourrait principalement être lié aux avantages financiers associés à ce type de fonction dans les clubs appartenant à des entreprises publiques. Des sources évoquent des salaires mensuels pouvant atteindre 200 millions de centimes pour des directeurs sportifs de clubs concurrents, auxquels s’ajoutent des primes de matches et de titres.

Il s’agit d’avantages dont Hadj Redjem n’avait pas bénéficié durant les quatre années passées au Mouloudia en tant que président du conseil d’administration, puisqu’il percevait uniquement son salaire de cadre au sein de Sonatrach. Il aurait ainsi supporté les contraintes du poste sans en tirer les avantages financiers, ce qui l’aurait, comme nous l’avions indiqué, poussé à insister pour quitter ses fonctions.

Les dernières informations recueillies auprès de la direction du Mouloudia Club d’Alger indiquent que le conseil d’administration a écarté, lors de sa dernière réunion tenue hier, l’option d’un retour de Hakim Hadj Redjem. Il aurait plutôt privilégié l’attribution provisoire de la gestion des affaires de l’équipe première au coordinateur général actuel, Fayçal Badji, dans l’attente d’une recherche approfondie d’un nouveau directeur sportif.

Les mêmes informations font état d’une orientation vers le recrutement d’un profil compétent en provenance de France pour occuper ce poste.