L’Algérie continue d’enregistrer des indicateurs positifs sur le marché pétrolier, portée par une hausse progressive des niveaux de production, ainsi que par le maintien du Sahara Blend d’une prime de prix par rapport au brut de référence de la mer du Nord.
Cette dynamique intervient dans un contexte de marché pétrolier qui conserve un certain degré de stabilité, malgré le recul des prix au cours du mois de juillet, sous l’effet de la persistance de la demande mondiale et de la baisse des stocks, parallèlement au maintien des tensions géopolitiques et des inquiétudes liées à l’approvisionnement en brut.
Selon le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le prix moyen du panier de bruts de l’Organisation s’est établi à 82,99 dollars le baril en juillet, contre 83,97 dollars pour le Brent et 79,22 dollars pour le West Texas Intermediate (WTI). Malgré la baisse enregistrée par rapport au mois de juin, les prix sont restés à des niveaux supérieurs à ceux enregistrés un an auparavant.
Parallèlement, la demande mondiale de pétrole continue d’apporter un soutien supplémentaire au marché. L’OPEP prévoit une hausse de la demande mondiale d’environ 600 000 barils par jour en 2026, avant une accélération de la croissance en 2027, qui devrait atteindre 2,2 millions de barils par jour, principalement portée par la demande des pays non membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Dans ce contexte, l’Algérie continue de renforcer sa production de pétrole brut. Après avoir atteint une moyenne de 905 000 barils par jour en 2024, la production est passée à 935 000 barils par jour en 2025, avant de poursuivre sa progression durant l’année en cours.
La production algérienne a atteint 972 000 barils par jour au premier trimestre 2026, puis 983 000 barils par jour au deuxième trimestre, avant d’atteindre 995 000 barils par jour en juillet.
L’Algérie se rapproche ainsi du seuil du million de barils par jour, une évolution qui traduit l’amélioration des niveaux de production et renforce la position du pays au sein de l’OPEP+.
Les indicateurs positifs ne se limitent pas au volume de production, puisque le Sahara Blend continue de conserver une position compétitive sur les marchés. Son prix moyen s’est établi à 83,79 dollars le baril en juillet, contre 87,27 dollars en juin, enregistrant une baisse de 3,48 dollars en l’espace d’un mois.
Malgré ce recul, le brut algérien est resté à des niveaux de prix élevés par rapport à l’année dernière, avec une moyenne de 94,16 dollars le baril depuis le début de 2026, contre 72,18 dollars en moyenne durant l’année 2025.
Le Sahara Blend a également conservé une prime de prix par rapport au brut de référence de la mer du Nord, qui s’est établie à 1,73 dollar le baril en juillet.
Cette prime revêt une importance particulière dans un contexte de perturbations ayant affecté le marché méditerranéen, notamment celles liées au brut CPC Blend, poussant certaines raffineries européennes à rechercher des bruts alternatifs de qualité similaire, notamment ceux provenant d’Afrique du Nord.
Dans ce contexte, le brut algérien a bénéficié de la demande pour les qualités de pétrole disponibles dans la région, conservant ainsi son attractivité auprès des raffineries européennes.
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