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Après Slimani, Lacen et Benlamri critiquent sévèrement Petković

La victoire contre la Jordanie n’a pas mis fin au flot de critiques visant Petković.

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La victoire précieuse obtenue par l’équipe nationale algérienne face à la Jordanie lors de sa deuxième sortie à la Coupe du monde 2026 n’a pas suffi à faire taire les critiques visant le sélectionneur national, Vladimir Petković. Au contraire, ce succès a ravivé les interrogations autour du niveau de jeu des Verts et de la capacité du technicien suisse à construire une identité de jeu claire à la hauteur du potentiel de son effectif.

Après les déclarations fortes d’Islam Slimani à l’issue de la rencontre, deux anciens internationaux algériens, Mehdi Lacen et Djamel Benlamri, ont à leur tour exprimé de vives critiques à l’encontre du sélectionneur.

Invité d’une émission d’analyse sur une chaîne française en ligne, Mehdi Lacen n’a pas mâché ses mots. « Pour moi, Petković est vraiment un entraîneur en échec. Je ne vois aucun plan de jeu clair depuis deux ou trois ans », a-t-il déclaré. L’ancien milieu de terrain s’est interrogé sur l’identité tactique de l’équipe nationale, estimant qu’il est impossible de distinguer un style de jeu précis ou une philosophie clairement définie.

Lacen a également regretté la disparition de l’état d’esprit qui caractérisait autrefois les Verts. Selon lui, le problème dépasse largement la simple question des résultats et concerne avant tout le contenu proposé sur le terrain. Il estime que l’équipe a perdu une partie de son âme et de son identité sous la direction de Petković.

Des propos qui font écho à ceux de Djamel Benlamri, interrogé par une chaîne du Golfe. Bien qu’il se soit réjoui de la victoire face à la Jordanie, le champion d’Afrique 2019 a exprimé ses inquiétudes quant à l’évolution du jeu de la sélection algérienne.

« Je suis heureux de la victoire, mais je crains que l’identité de notre équipe nationale soit en train de disparaître avec cet entraîneur », a déclaré l’ancien défenseur central. Il a notamment reproché à Petković sa gestion des matchs, estimant qu’il réagit trop tardivement aux événements et que l’équipe peine systématiquement à entrer dans ses rencontres.

Benlamri a également dénoncé la répétition d’un même scénario : une première période laborieuse suivie d’une tentative de redressement après les changements effectués en seconde mi-temps. Selon lui, une sélection du niveau de l’Algérie doit être capable d’imposer son jeu dès le coup d’envoi et de maintenir son intensité jusqu’au terme de la rencontre.

Ces critiques viennent alimenter un débat de plus en plus présent autour du projet sportif de Vladimir Petković. Si les résultats restent globalement favorables et permettent au sélectionneur de conserver une certaine marge de manœuvre, de nombreux observateurs estiment que les prestations de l’équipe demeurent insuffisantes au regard de la qualité de son effectif.

Face à la Jordanie, les Verts ont dû s’employer jusqu’au bout pour arracher la victoire contre un adversaire théoriquement inférieur sur le plan individuel. Menée au score, l’Algérie a finalement renversé la situation grâce à deux phases arrêtées, sans véritable domination collective dans le jeu.

À l’approche du dernier match face à l’Autriche, la pression s’accentue donc sur Vladimir Petković. Cette rencontre apparaît désormais comme un véritable test pour son projet sportif. Au-delà du résultat, les supporters attendent surtout une prestation convaincante, capable de rassurer sur les ambitions et l’identité de jeu de la sélection nationale.

La montée des critiques place également le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, sous les projecteurs. Celui-ci a renouvelé sa confiance à Petković, allant jusqu’à prolonger son contrat et revaloriser son salaire avant le Mondial. Un nouveau faux pas ou une nouvelle prestation décevante pourrait ainsi être interprété comme un revers autant pour le sélectionneur que pour le dirigeant qui a choisi de poursuivre l’aventure avec lui.