Nation

Hadj 2027 : neuf pathologies incompatibles avec le pèlerinage

Le ministère de la Santé adresse une correspondance à ses services à travers le pays

  • 8
  • 2:05 Min

Le ministère de la Santé a établi une liste de neuf maladies qui empêchent les personnes qui en sont atteintes d’accomplir le pèlerinage à La Mecque. En tête de liste figurent l’insuffisance rénale aiguë, l’insuffisance cardiaque et les maladies respiratoires aiguës, ainsi que la cirrhose du foie, les maladies neurologiques ou psychiatriques, la démence et la grossesse durant les trois derniers mois ou lorsqu’elle est considérée comme à haut risque. S’y ajoutent les maladies infectieuses telles que la tuberculose, ainsi que les cancers actifs ou les patients suivant une chimiothérapie, une thérapie biologique ou une radiothérapie.

Dans une longue correspondance adressée aux responsables locaux, les services du ministre Aït Messaoudane ont soumis l’examen médical des pèlerins à des critères stricts, conformément aux instructions des autorités sanitaires saoudiennes, qui ont adopté cette année des conditions rigoureuses concernant l’aptitude médicale à accomplir les rites du Hajj.

L’examen médical sera effectué par des commissions médicales composées de trois médecins, dont obligatoirement un psychiatre. Les consultations seront programmées deux fois par semaine, voire trois fois si nécessaire, puis quatre fois par semaine lors de l’examen des candidats libres, avec également des prélèvements d’échantillons de cheveux et d’ongles.

L’instruction n° 07, datée du 13 juillet 2026, précise que les résultats de l’évaluation de la campagne du Hajj 2026 ont révélé que « l’opération s’est globalement déroulée dans les meilleures conditions ». Toutefois, certaines maladies chroniques, notamment les maladies psychiatriques, les pathologies nécessitant une dialyse, les maladies cardiaques graves et les tumeurs cancéreuses à un stade avancé, ainsi que les grossesses avancées, « demeurent préoccupantes », en raison des facteurs de risque liés au Hajj, susceptibles d’entraîner une dégradation de l’état de santé nécessitant une surveillance médicale ou une hospitalisation, voire pouvant conduire au décès.

Le ministère a souligné que la condition d’aptitude médicale à accomplir les rites du Hajj constitue un « principe fondamental » dans l’organisation de la campagne du Hajj pour la saison 1448 de l’Hégire/2027, affirmant que la prise de décision médicale collective demeure la règle en vigueur.

Dans ce contexte, ajoute la correspondance, le ministère a appelé les directeurs de la santé à travers le pays à suivre l’organisation et le déroulement des opérations d’examen médical et à mettre en place le dispositif nécessaire à cet effet, notamment en déterminant le nombre de commissions médicales à installer dans chaque wilaya, sur la base de l’expérience acquise lors des campagnes précédentes, tout en tenant compte du programme des candidats libres, qui se déroule généralement sur une courte période.