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À l’instar de la DEA américaine… l’Algérie se prépare à créer une agence sécuritaire dédié à la lutte contre la drogue

Des décisions historiques pour faire face aux réseaux de « Saroukh » et de cocaïne

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Le communiqué du Haut Conseil de sécurité, réuni hier, a révélé qu’il avait été décidé de créer une instance sécuritaire spécialisée dans la lutte contre la drogue. Le communiqué précise explicitement que cette instance sera conçue sur le modèle de ce qui existe dans plusieurs pays, en citant notamment les États-Unis. Quels sont donc les détails de l’expérience américaine ?

La réunion du Haut Conseil de sécurité, présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a débouché sur une série de décisions concernant les incendies qui ont récemment touché plusieurs wilayas, ainsi que le dossier des drogues et des psychotropes.

Outre la transformation d’une caserne militaire située dans le désert de Tanezrouft en une prison de haute sécurité, où seront transférés les barons et trafiquants de drogue, il a été décidé de créer une instance sécuritaire sur le modèle de celle qui existe aux États-Unis.

Il s’agit de la Drug Enforcement Administration (DEA), créée en 1973 sur décision du président américain Richard Nixon. Cette agence fédérale a pour mission principale et exclusive de lutter contre le trafic de stupéfiants.

La décision de créer cette agence est intervenue dans un contexte similaire à celui que connaît actuellement l’Algérie. À cette période de l’histoire des États-Unis, les villes américaines étaient submergées par d’énormes quantités de drogues, notamment de cocaïne en provenance d’Amérique latine, en particulier de Colombie.

Au plus fort de cette période, les États-Unis ont connu une recrudescence des décès dus aux overdoses, ce qui a poussé le président Nixon à déclarer une guerre totale contre la drogue.

Cependant, il est apparu que les efforts déployés pour lutter contre ce phénomène étaient dispersés, en plus d’un manque de coordination entre les différents corps de sécurité et d’une concurrence malsaine entre eux. Cette situation a permis aux réseaux de trafic de drogue d’étendre leurs ramifications dans l’ensemble des villes américaines.

L’agence ne s’est pas vu confier uniquement la mission de lutter contre la drogue sur le territoire américain, mais également à l’échelle internationale. Elle a ainsi joué un rôle important dans la lutte contre les réseaux colombiens de cocaïne, notamment le cartel de Medellín, et a joué un rôle central dans la traque et l’élimination du célèbre baron de la drogue Pablo Escobar.

À sa création, cette agence s’est vu attribuer un budget de 75 millions de dollars. Celui-ci a dépassé, cette année (2026), les 3,5 milliards de dollars.

Bien entendu, le communiqué du Haut Conseil de sécurité n’a pas fourni davantage de détails. Toutefois, il est quasiment certain que la nouvelle instance ne partira pas de zéro. Il est plutôt probable que les compétences actuellement réparties au sein des différents corps de sécurité et spécialisées dans la lutte contre la drogue soient transférées vers ce nouveau bras sécuritaire.

Les cadres de la police, de la Gendarmerie nationale, des services de sécurité de l’Armée et de la sécurité intérieure disposent de compétences qui ont fait leurs preuves ces derniers temps, en mettant un terme aux activités de ces réseaux criminels. Ils ont également accumulé une expérience considérable, dont la mise sous une supervision unifiée pourrait faire une véritable force de frappe.