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Élections locales : Le PT appelle le président de la République à prendre des mesures exceptionnelles

Suite au rejet de dizaines de candidatures sur la base des articles 184 et 200 de la loi électorale.

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Le Parti des travailleurs (PT) a exprimé, aujourd’hui, son étonnement et son indignation face à ce qu’il considère comme une nouvelle « reproduction des exclusions collectives destructrices » de candidats aux élections locales. Il a indiqué que ces exclusions ont ciblé des militants et des cadres ayant une longue expérience, ainsi que des élus connus et reconnus pour leur intégrité morale et leurs compétences.

Dans un communiqué, le Parti des travailleurs a estimé que les motifs de rejet avaient changé par rapport aux élections législatives et prenaient désormais la forme d’une « accusation vague portant sur l’atteinte à la morale politique ». Cette accusation aurait servi de « prétexte au rejet de la grande majorité des dossiers de candidature, sans distinction ».

Le parti a également critiqué ces décisions, estimant qu’elles ont été « prises par ce qui a été présenté comme une “commission spéciale”, et non par l’Autorité nationale indépendante des élections ». Il a souligné que cette commission n’est pas habilitée à mener des enquêtes sur l’intégrité des candidats, son rôle se limitant à transmettre les dossiers aux représentants des listes. Il a ajouté que cette commission affirme s’appuyer sur les articles 1 et 184 de la loi électorale.

Le parti d’opposition estime que ces exclusions sont contraires à l’esprit des articles 1 et 184 invoqués pour justifier les décisions. Il a notamment cité le cas d’un élu dont le mandat a été renouvelé à quatre reprises consécutives par les électeurs, dont deux mandats en qualité de premier responsable d’une commune, bénéficiant ainsi d’une large confiance populaire, s’interroge le communiqué.

Le bureau politique du parti considère également que ces décisions sont en contradiction avec le discours officiel qui encourage les jeunes à s’engager dans la vie politique et prévoit de réserver 50 % de chaque liste aux jeunes de moins de 40 ans. Il souligne que de très jeunes candidats, dont certains n’ont pas plus de 23 ans et participent pour la première fois à des élections au suffrage universel, se voient interdire de se présenter sur la base d’une accusation qu’il juge infondée, irréaliste et attentatoire à leur réputation, celle d’une « éventuelle atteinte à la morale politique ».

Le parti a également évoqué le cas d’un candidat dont le dossier a été rejeté, alors que le même dossier avait été accepté lors des élections législatives de juillet 2026. Il estime que cette situation a contribué à l’abstention massive et sans précédent qui a marqué les élections législatives du 2 juillet dernier.

Le Parti des travailleurs a lancé un appel urgent au président de la République, en sa qualité de « garant de la Constitution et seul habilité à prendre les décisions permettant de remédier à cette situation ». Il l’a appelé à prendre en considération les réserves émises par la Cour constitutionnelle concernant les articles 200 et 184 de la loi électorale, précisément « en raison de leur caractère général et souple, susceptible d’ouvrir la voie à des interprétations portant atteinte au droit constitutionnel de se porter candidat ».

Le parti a également appelé le président de la République à « ordonner le rétablissement dans leurs droits légitimes de toutes les candidates et de tous les candidats injustement privés de leur droit constitutionnel, et à mettre fin à cette démarche qui prive totalement les opérations électorales de leur crédibilité et affaiblit, par conséquent, les institutions de l’État ».