Nation

Des députés reviennent dans la course électorale après 30 ans

Ils ont siégé à l’Assemblée populaire nationale durant la législature 1997-2002

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Des sources politiques ont révélé que d’anciens députés ayant siégé à l’Assemblée populaire nationale durant la législature 1997-2002 ont décidé de revenir dans la course électorale à l’occasion des élections législatives prévues le 2 juillet prochain.

Selon ces sources, Ahmed Djaâdi, ancien secrétaire national et membre de la présidence collégiale du Front des forces socialistes (FFS), a exprimé son intention de participer au scrutin sur la liste du parti à Alger. Des photos de Djaâdi examinant son dossier de candidature au siège du parti avant son dépôt ont circulé au sein du FFS.

Si son dossier est validé, Ahmed Djaâdi, médecin spécialiste de profession, mènera cette campagne dans un contexte très différent de celui d’il y a trente ans, notamment en raison du renouvellement de la classe politique de son époque. Plusieurs figures ont disparu, tandis que d’autres sont aujourd’hui empêchées de se présenter en raison de la limitation des mandats ou se sont retirées de la vie politique en raison de leur âge.

Cette candidature constitue un véritable défi pour l’intéressé et pour son parti. Le FFS est désormais dirigé par une troisième génération de responsables qui ne partagent pas nécessairement la même approche politique, ni le même discours ou rapport au pouvoir que la génération formée sous la supervision du fondateur historique du parti, Hocine Aït Ahmed.

Ahmed Djaâdi avait siégé à l’Assemblée populaire nationale entre 2001 et 2002, succédant au défunt Sadek Debaïli, l’une des figures emblématiques du parti.

L’ancien député devrait affronter dans cette échéance électorale son ancien collègue du FFS, Hamid Ouzar, qui a annoncé son intégration à la liste du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Exclu du FFS après la lettre adressée à Hocine Aït Ahmed, Hamid Ouzar considère ce choix comme s’inscrivant dans une coopération politique visant à soutenir le changement et à construire une alternative démocratique dans le pays. Selon lui, travailler avec le RCD relève d’une dynamique de rapprochement entre les forces démocratiques.

Il a affirmé que son objectif à travers cette participation est de contribuer au renforcement de l’État de droit et de faire face à la situation politique actuelle, estimant que le changement reste possible grâce au travail commun et à l’implication effective des citoyens.

Ouzar a également déclaré que la phase actuelle « impose de dépasser les calculs étroits et de s’ouvrir à de nouvelles formes d’action commune entre les forces qui se rejoignent dans la défense des libertés et de l’État de droit ».

L’ancien parlementaire a ajouté que son expérience, bien que brève, au sein du Parlement lui avait permis de mesurer les limites de l’action législative dans le contexte politique actuel. Cela l’a conduit aujourd’hui à vouloir « renforcer le rôle de l’institution législative comme véritable espace de débat et de contrôle, et non comme une simple façade formelle ».

Enfin, Hamid Ouzar a souligné que l’enjeu principal ne réside pas uniquement dans l’obtention d’un siège parlementaire, mais aussi dans « la création d’une nouvelle dynamique politique capable de rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions ».