Gianni Infantino traverse une crise sans précédent qui menace son maintien à la tête de la Fédération internationale de football (FIFA). À l'origine de cette situation figure un projet controversé visant à céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, une initiative qui l'aurait conduit à solliciter le soutien de son « ami » Donald Trump pour tenter de sauver son poste.
Selon le Washington Post, Infantino doit s'entretenir ce lundi avec plusieurs hauts responsables de l'administration du président américain Donald Trump, dont le secrétaire d'État Marco Rubio, dans l'espoir d'obtenir un soutien officiel et public de Washington.
En coulisses, le président de la FIFA chercherait à convaincre les autorités américaines que le football constitue un instrument efficace de « soft power » susceptible de servir les intérêts diplomatiques des États-Unis. Toutefois, toujours selon le journal, sa véritable motivation serait avant tout de préserver sa position à la tête de l'instance mondiale.
Le New York Post confirme l'ampleur de la crise. Citant une source proche du dossier, le quotidien affirme que ces démarches diplomatiques « n'ont qu'un seul objectif : protéger son poste ». La même source ajoute qu'Infantino se sentirait désormais « totalement isolé » sur la scène internationale et éprouverait des difficultés à joindre le président américain, les canaux de communication entre les deux hommes étant interrompus depuis le début de la crise, mardi dernier, Donald Trump n'ayant pas répondu à ses sollicitations.
Parallèlement, les défections se multiplient parmi les fédérations nationales qui soutenaient jusqu'ici Gianni Infantino, à quelques mois de l'élection prévue en mars prochain. La Finlande, la Suède et le pays de Galles ont officiellement annoncé qu'ils ne soutiendraient pas sa réélection, tandis que l'Angleterre s'apprêterait à adopter la même position.
La FIFA a, par ailleurs, annoncé l'abandon de son projet de cession des actifs commerciaux du football à des investisseurs privés. Le plan prévoyait notamment que Thrive Capital, société d'investissement dirigée par Josh Kushner, frère cadet de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, acquière une participation de 20 % dans le projet pour un montant supérieur à 4 milliards de dollars.
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